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50. La Fin d’Une Epoque (Genèse 49:29 - 50:26)

Introduction

Dans un temps où peut-être 80 pourcent des Américains meurent dans des institutions plutôt qu’à la maison, il est difficile d’imaginer la scène qui eut lieu autour du lit de mort de Jacob il y a des siècles. Peut-être ces brefs paragraphes de Joe Bayly nous aideront à mieux apprécier la différence avec laquelle la mort est traitée (ou n’est pas traitée) dans notre culture.

Un des mes plus anciens souvenirs est d’être emmené dans la chambre de ma grand-mère à Gettysburg, Pennsylvanie, pour lui donner un dernier baiser. Elle se mourrait, on m’avait dit, « alors, soit silencieux et tiens-toi bien. »

Cette scène m’impressionne encore aujourd’hui avec sa qualité de Vieux Testament. Grand-mère, une personne imposante, était consciente, légèrement surélevée par un traversin, ses cheveux blancs tressés et bien arrangés sur la couette qu’elle avait faite quand elle était jeune femme. Le lit, un lit à baldaquin, était le lit dans lequel elle avait dormi pendant cinquante ans, dans lequel ses quatre enfants avaient été conçus et étaient nés.

Le parquet craquait son craquement familier, la lampe à kérosène vacillait sur un bureau massif, un bouquet de pois de senteur parfumait légèrement la chambre.

La vieille dame était entourée par ses enfants et ses petits-enfants. Quelques heures plus tard, elle mourut.

Quarante ans plus tard mes enfants étaient avec leur grand-père quand il eut son attaque cardiaque. On lui donna de l’oxygène, appela le docteur, puis une ambulance arriva. Les hommes mirent Grand-père sur le brancard, le sortirent de la maison, et ce fut la dernière fois que ses petits-enfants le virent. Les enfants sont exclus de la plupart des hôpitaux.

Dans le service de soins intensifs de l’hôpital, ma femme et moi restèrent avec lui jusqu'à ce que les heures de visites soient terminées. La mécanique de survie – tubes, aiguilles, bouteille d’oxygène, le stimulateur cardiaque électronique – étaient dans lui, sur lui et autour de lui.

Grand-père mourut dans la nuit, seul, après les heures de visites. Ses petits-fils n’eurent pas la chance de l’embrasser une dernière fois, de sentir la pression de sa main sur leurs têtes.113

Les hommes et les femmes ne sont pas accordés beaucoup de dignité dans la mort dans notre âge culturel et technologique. Il y a des chambres d’hôpital avec du personnel qui va et vient, des tubes, des examens, des moniteurs et des machines soutenant la vie (ou prolongeant la mort) qui rendent difficile de dire si une personne est vraiment partie.

Jacob est mort dans son lit, à la maison, entouré par ceux qu’il aimait le plus, et par ceux qui l’aimaient le plus. Pendant que la plupart d’entre nous préfèreraient mourir comme Jacob, la plupart n’auront pas le choix. Le besoin de traitement spécialisé nous force à mourir à l’hôpital. Et une mort inattendue peut nous enlever à ceux que nous aimons sans aucun avertissement ou opportunité de dire au revoir.

Bien que les circonstances dans lesquelles la mort arrive ne sont pas sous notre contrôle, notre attitude envers la mort est quelque chose que nous pouvons déterminer, même de nos jours. J’aimerai dire que peu de décisions sont aussi importantes que notre réponse à la mort. Et aucun chapitre dans le Vieux Testament n’a plus à dire sur le sujet de la mort que le chapitre final du Livre de Genèse.

Un des changements les plus dramatiques dans l’esprit de Jacob était son attitude envers la mort. Dans les années automnales de sa vie, il était préoccupé avec la mort. Ça avait probablement commencé avec la mort prématurée de sa bien-aimée Rachel (Genèse 35:16). La seule femme qu’il n’ait jamais aimée n’était plus. Et plus tard, il sembla que son fils aîné Joseph était aussi mort. Jacob n’avait plus de raisons de vivre. La tombe n’était pas l’évasion la plus attractive, mais c’était la seule que Jacob voyait :

« Tous ses fils et toutes ses filles vinrent pour le consoler; mais il refusa toute consolation et dit:
   ---Non! C'est dans le deuil que je rejoindrai mon fils au séjour des morts!
   Et il continua à pleurer Joseph. » (Genèse 37:35)

Quand Siméon fut détenu en Egypte et Benjamin fut demandé comme part de l’intégrité des fils de Jacob, une fois encore Jacob devint préoccupé avec la mort :

«  ---Non, mon fils ne partira pas avec vous, car son frère est mort et c'est le seul qui me reste. S'il lui arrivait malheur au cours de votre voyage, vous me feriez mourir de douleur à mon grand âge. » (Genèse 42:38)

Juda, au moins, croyait son père (44:22). Quand Jacob apprit que Joseph était vivant et fut réuni avec lui, il était alors prêt à mourir :

« Puis Israël dit à Joseph:
   ---Maintenant je peux mourir, puisque je t'ai revu et que tu vis encore! » (Genèse 46:30)

Bien que Jacob ait été prêt à mourir, Dieu n’était pas à le laisser s’éteindre. Ce ne fut qu’après 17 ans de communion avec Dieu et avec Joseph en Egypte que Jacob fut prêt. Quand nous voyons le détail avec lequel Moïse enregistre la mort de Jacob, nous commençons à apprécier l’importance de sa mort. Et quand nous reconnaissons que le chapitre final de Genèse contient le récit de deux morts, nous ne pouvons pas ignorer le fait que la mort est le thème central du passage. Alors, tournons notre attention vers ce chapitre final de Genèse pour apprendre comment l’attitude de Jacob envers la mort avait changé. Et cherchons à gagner une vue vertueuse de la mort.

Jacob choisit la Location du Cimetière (49:29-33)

Pour autant que je puisse dire, les dernières paroles de Jacob ne furent pas la bénédiction qu’il donna à ses fils (49:1-28), mais les instructions très précises pour ses funérailles.

« Ensuite Jacob leur donna ses instructions en disant:
   ---Je vais aller rejoindre mes ancêtres décédés, enterrez-moi auprès de mes pères dans la caverne qui se trouve dans le champ d'Ephrôn le Hittite,

  dans la caverne du champ de Makpéla, vis-à-vis de Mamré, au pays de Canaan, la caverne qu'Abraham a achetée, avec le champ, à Ephrôn le Hittite en propriété funéraire.

  C'est là qu'on a enterré Abraham et sa femme Sara; c'est là qu'on a enterré Isaac et sa femme Rébecca. C'est là aussi que j'ai enterré Léa.

  Le champ et la caverne qui s'y trouve ont été achetés aux Hittites.

  Lorsque Jacob eut achevé d'énoncer ses instructions à ses fils, il ramena ses pieds sur son lit, expira et fut réuni à ses ancêtres décédés. » (Genèse 49:29-33)

Il n’y a pas de déception à propos de la mort de Jacob (verset 29), mais son imminence souligne l’importance de ces paroles. Des ordres clairs sont donnés, mais pas pour la première fois (47:39-31), concernant ses funérailles à Canaan. Il devait être emmené à Canaan dans le champs de Makpéla, et enterré dans le tombeau avec son grand-père Abraham, et son père Isaac, ainsi que leurs femmes. Léa fut aussi enterrée là, et il semblerait qu’à ce moment là, il ait fait creuser une place dans le tombeau pour lui-même (50:5). Une description très précise du tombeau, du champs, et de sa location furent donnés pour qu’aucune erreur ne soit faite. Dans ces jours, les contrats étaient (sinon toujours) verbaux (23:3-20), et donc cet « acte » dut être passé d’une génération à l’autre.

Sachant qu’il avait rempli toutes ses obligations, Jacob remit ses pieds dans son lit et peut de temps après, sinon immédiatement, mourut (verset 33). On dirait que la mort ne pouvait l’emmener avant que toutes ses responsabilités finales ne furent complétées.

Le Chagrin de Joseph et des Egyptiens (50:1-3)

Moïse choisit, à ce point, d’attirer notre attention sur le chagrin de Joseph et des Egyptiens, mais sans un mot sur ses frères. Leur réponse serait décrite dans des versets plus tard (15-21).

« Joseph se jeta sur le visage de son père, pleura sur lui et l'embrassa.

   Puis il ordonna aux médecins qui étaient à son service de l'embaumer. Ceux-ci embaumèrent donc Israël.

   Ils y passèrent quarante jours pleins, le temps nécessaire à un embaumement, et les Egyptiens le pleurèrent pendant soixante-dix jours. » (Genèse 50:1-3)

Joseph était probablement plus prêt de Jacob qu’aucun de ses frères. Il pleura pour son père et l’embrassa. Puis ceux dont le devoir était de s’occuper des besoins médicaux de Joseph114 furent commissionnés d’embaumer Jacob (verset 2). Ce fut un long mécanisme d’une durée de 40 jours (verset 3) ;

Le mécanisme de l’embaumement des anciens Egyptiens est décrit par Hérodote, b. ii., c. 86-8, « le corps fut donné aux embaumeurs, qui sortirent en premier le cerveau et les entrailles et les lavèrent dans un vin de cocotier imprégné de médicaments astringents forts ; Après lesquels il commencèrent à oindre le corps avec de l’huile de cèdre, de la myrrhe, de la cannelle et du cassia ; Et cela dura trente jours. Ensuite, ils le mirent dans une solution de salpêtre pour quarante jours de plus, ils mirent donc soixante-dix jours pour compléter l’embaumement ; Après lequel ils le lièrent avec de la toile couverte de glue. Etant alors capable de résister la putréfaction, il fut livré à la famille, enfermé dans une boite de bois ou papier ressemblant un peu à un cercueil, et placé, debout contre le mur, dans une catacombe ou une tombe appartenant à la famille. »115

En geste de respect, d’amour et de sympathie, les Egyptiens joignirent Joseph dans le deuil de Jacob pendant un total de 70 jours avant que ses funérailles ne commencent.116

Les funérailles de Jacob (50:4-14)

L’embaumement était une préparation coutumière égyptienne pour l’enterrement de dignitaires. Pour les funérailles de Jacob, ce fut spécialement utile car c’était un long voyage pour retourner à Canaan au tombeau où Jacob devait être reposé. Ce furent peut-être les mêmes problèmes logistiques (ne pas avoir les embaumeurs) qui forcèrent Jacob à enterrer Rachel sur la route de Bethléhem au lieu de transporter son corps au tombeau de Makpéla (35:16-20).

La tâche suivante de Joseph fut d’obtenir la permission de Pharaon de quitter l’Egypte, avec tous les membres adultes de la nation israélite.

« Quand les jours de deuil furent écoulés, Joseph dit aux hauts fonctionnaires de la cour du pharaon:
   ---Si vous êtes d'accord de m'accorder cette faveur, veuillez dire de ma part au pharaon

   que mon père m'a fait prêter serment en disant: «Me voici sur le point de mourir; j'ai fait creuser un tombeau au pays de Canaan, c'est là que tu m'enterreras.» Maintenant donc, permets-moi d'y monter pour ensevelir mon père; après quoi, je reviendrai.

   Le pharaon répondit à Joseph:
   ---Va et enterre ton père, comme il te l'a fait jurer, et selon le serment qu'il t'a fait prêter.» (Genèse 50:4-6)

Il est dit que Joseph demanda à d’autres dignitaires égyptiens de requérir de Pharaon la permission de quitter temporairement le pays. C’était peut-être dû à une sorte de profanation cérémonielle qui aurait offensée Pharaon si Joseph s’était présenté en personne devant lui. Un rapport des instructions de Jacob, qui avaient été jurées comme un serment, avaient été inclus dans la pétition. Joseph rappelait Pharaon que c’était le désir de Jacob et qu’il avait juré de les suivre. C’était pour assurer que Pharaon ne serait pas offensé pas des funérailles de Jacob à Canaan plutôt qu’en Egypte. Sans réservations, la requête de Joseph fut accordée.

Peu de processions funéraires furent aussi longues ou aussi importantes :

« Joseph partit donc pour ensevelir son père, accompagné de tous les hauts fonctionnaires du pharaon, des dignitaires de sa cour et de tous les hauts responsables d'Egypte,

   ainsi que de toute sa famille, de ses frères et de la famille de son père. Ils ne laissèrent dans le pays de Gochên que leurs enfants, leurs moutons, leurs chèvres et leurs bœufs.

   Joseph fit le voyage, escorté de chars et de leur équipage; le convoi ainsi formé était très impressionnant. » (Genèse 50:7-9)

Joseph fut accompagné d’une grande délégation de gens importants, beaucoup, sinon tous ceux qui étaient ses subordonnés (40:40-44). Le verset sept semble indiquer que beaucoup de gens de rangs et de positions différentes seraient allés avec Joseph pour enterrer Jacob. En plus, tous les membres adultes de la famille de Jacob les accompagnaient (verset 8). Faisant parti de la procession, un grand nombre de cavaliers et de chariots suivaient. Leur mission semblait être de fournir un moyen de transport ainsi que la sécurité (verset 9).

Quand ils furent arrivés à Canaan, la cérémonie fut si grandiose qu’elle eut une impression profonde sur les habitants du pays.

« Lorsqu'ils furent arrivés à l'Aire d'Atad, située de l'autre côté du *Jourdain, ils y célébrèrent de grandes funérailles très imposantes. Joseph mena deuil pour son père pendant sept jours.

   En voyant ces funérailles dans l'Aire d'Atad, les Cananéens qui habitaient le pays dirent:
   ---Ce doit être un deuil important pour les Egyptiens.
   C'est pourquoi on a nommé cet endroit de l'autre côté du Jourdain: Abel-Mitsraïm (Deuil de l'Egypte). » (Genèse 50:10-11)

Pour une raison inconnue, la procession voyagea d’Egypte à Canaan par une route inhabituelle. Plutôt que d’aller vers le nord et approcher Canaan par l’ouest, ils allèrent vers le Nord-est et entrèrent Canaan par l’est, par l’autre coté du Jourdain (verset 10).117 Peut-être que n’est-ce pas une coïncidence que cette route serait plus proche de l’entrée d’Israël dans Canaan après l’Exode.

Peu de temps après avoir franchi le Jourdain dans le pays de Canaan, la procession s’arrêta à un endroit identifié comme « l’Aire d’Atad » (verset 10). Là, une période de deuil de sept jours fut observée, qui attira l’attention des Cananéens qui habitaient aux alentours (verset 11).

La période de sept jours de deuil a pu être surtout pour les Egyptiens, pour leur donner une dernière opportunité de se lamenter avec Joseph et sa famille. De là, il semblerait que la famille de Jacob continua avec le corps jusqu'à Makpéla où Jacob fut enterré. Cela aurait alors été une affaire de famille plus privée, sans la participation des Egyptiens, ni observée avec curiosité par les Cananéens.

Moïse nous rappelle qu’en faisant cela, les instructions de Jacob à ses fils furent exactement suivies.

« Les fils de Jacob firent donc ce que leur père leur avait demandé.

   Ils le transportèrent au pays de Canaan et l'enterrèrent dans la caverne du champ de Makpéla qu'Abraham avait achetée avec le champ à Ephrôn le Hittite, comme propriété funéraire vis-à-vis de Mamré.

   Après avoir enterré son père, Joseph revint en Egypte avec ses frères et tous ceux qui l'avaient accompagné aux funérailles. » (Genèse 50:12-14)

Ayant fini leur mission, ce grand entourage, les Israélites, repartirent alors à l’Aire d’Atad, rejoint par leur cortège d’Egyptiens, et retournèrent en masse en Egypte.

Pas de Chagrin, Mais de la Culpabilité (50:15-21)

C’est au verset 15 que nous voyons pourquoi Moïse a seulement décrit le chagrin de Joseph et des Egyptiens (50:1,3). Bien que la mort de Jacob leur ait indubitablement causé du chagrin, une autre émotion semble avoir dominée les frères de Joseph – la culpabilité.

« Maintenant que leur père était mort, les frères de Joseph se dirent:
   ---Qui sait, peut-être Joseph se mettra à nous haïr et à nous rendre tout le mal que nous lui avons fait. » (Genèse 50:15)

Nous ne pouvons pas complètement apprécier les sentiments des frères de Joseph sans nous rappeler le passé. Pendant longtemps, des sentiments de jalousie et de haine avaient grandi comme un cancer dans les âmes des « autres » fils de Jacob (37:2-4). Plus d’une fois, ils ont du considérer un plan pour éliminer Joseph, mais une seule chose les en a empêchés – Jacob. Un jour, d’une manière ou d’une autre, une occasion se présenterait où Jacob ne serait pas présent, et alors là, ils pourraient se débarrasser de Joseph. L’occasion en or survint quand Jacob envoya Joseph après eux, loin de la maison, loin de la protection que Jacob procurait à son fils favori (37:12).

Maintenant, des années plus tard, ils étaient encore harcelés par la culpabilité de leur traitement de Joseph (42:21-22). Ils n’avaient pas encore compris son pardon, alors que 17 années n’avaient montré rien d’autre hormis la grâce. Mais, ils avaient raisonné, c’était arrivé quand Jacob vivait encore. Joseph n’hésiterait-il pas à se venger avec son père présent alors qu’ils avaient dû attendre pour le bon moment, loin de leur père, pour éliminer Joseph ? Maintenant Jacob était mort. Joseph était libre de faire ce qu’il voulait avec eux. Cette pensée les consommait, encore plus que la perte de leur père. Cette peur les incita à formuler un plan, qu’ils espéraient, atténuerait la furie de Joseph.

« Alors ils lui envoyèrent un messager pour lui dire:
   ---Avant de mourir, ton père nous a donné cet ordre:

   «Vous demanderez à Joseph: Veuille, je te prie, pardonner le crime de tes frères et leur péché; car ils t'ont fait beaucoup de mal. Oui, je te prie, pardonne maintenant la faute des serviteurs du Dieu de ton père.»
   En recevant ce message, Joseph se mit à pleurer.

   Ses frères vinrent en personne se jeter à ses pieds en disant:
   ---Nous sommes tes esclaves. » (Genèse 50:16-18)

Un message fut transmit à Joseph, peut-être par Benjamin. Il fut dit à Joseph que Jacob avait d’autres instructions qui n’étaient pas encore connues, auxquelles Joseph devrait se soumettre. Avant sa mort, Jacob avait demandé que Joseph pardonne les péchés de ses autres fils. Ayant envoyé le message au-devant, peut-être par Benjamin, les frères sont apparus devant Joseph. Humblement, ils se prosternèrent à ses pieds promettant leur obéissance et leur soumission (verset 18). Maintenant, ils se portaient volontaires pour faire la chose que Joseph avait prédite (37:5-9) et qu’ils avaient cherché à éviter (37:19-20).

La réponse de Joseph est un modèle pour tous ceux qui répondraient d’une façon vertueuse à une persécution irréligieuse :

« Mais Joseph leur dit:
   ---N'ayez aucune crainte! Suis-je à la place de Dieu?

   Vous aviez projeté de me faire du mal, mais par ce que vous avez fait, Dieu a projeté de faire du bien en vue d'accomplir ce qui se réalise aujourd'hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux.

   Maintenant donc, n'ayez aucune crainte, je pourvoirai à vos besoins ainsi qu'à ceux de vos enfants.
   Ainsi il les rassura et leur parla affectueusement. » (Genèse 50:19-21)

La vengeance appartient à Dieu, pas à l’homme. Joseph ne considérait pas usurper une prérogative qui appartenait à Dieu seul (Romains 12:19 ; 1 Thessaloniciens 5:15 ; 1 Pierre 4:19). De plus, bien que leurs attitudes et leurs actions furent sataniques, le résultat fut décidé par Dieu pour le bien de tous (verset 20 ; 45: 5-8 ; Actes 2:23). Comment Joseph pourrait-il être en colère quand du bien avait résulté de leurs péchés grâce à la providence de Dieu ? Au lieu de ça, Joseph rendit grâce pour cruauté (Proverbes 25:21-22 ; Romains 12:20,21). La gentillesse que Joseph avait montrée pendant que son père était vivant continuerait, il leur assura.

La Mort et Les Funérailles de Joseph (50:22-26)

Plus de 50 ans s’écoulent entre les versets 21 et 22.118 Moïse avait l’intention de mettre les mort de Jacob et de Joseph cote à cote. Des details sans importances sont alors mis de coté pour nous amener directement au lit de mort de Joseph, et ainsi au même niveau que la mort de Jacob.

« Joseph demeura en Egypte, ainsi que la famille de son père. Il vécut cent dix ans.

   Il vit les descendants d'Ephraïm jusqu'à la troisième génération; de plus, les enfants de Makir, fils de Manassé, furent placés sur ses genoux à leur naissance.

   A la fin de sa vie, il dit aux siens:
   ---Je vais mourir, mais Dieu ne manquera pas d'intervenir en votre faveur et vous fera remonter de ce pays vers celui qu'il a promis par serment à Abraham, à Isaac et à Jacob.

   Puis Joseph fit prêter serment aux Israélites en leur disant:
   ---Lorsque Dieu interviendra pour vous, vous emporterez d'ici mes ossements.

   Joseph mourut à l'âge de cent dix ans; on l'embauma, et on le déposa dans un sarcophage en Egypte. » (Genèse 50:22-26)

La vie de Joseph se termina à l’âge de 110 ans (verset 22). Il vécut assez longtemps pour faire sauter ses arrières-arrières-petits-fils sur ses genoux (verset 23). Sachant que le jour de sa mort approchait, Joseph, comme Jacob, donna des instructions à ses frères concernant ses funérailles. Il ne désirait pas que son corps soit retourné à Canaan, comme Jacob avait insisté.

Bien que les funérailles de Jacob et Joseph furent assez différentes, elles reflètent toutes les deux la même foi et le même espoir.119 Tous les deux avaient confiance que les bénédictions d’Israël pour l’avenir seraient réalisées sur la terre promise. Tous les deux furent embaumés – Jacob pour que son corps puisse être emmené à Canaan par ses fils, Joseph pour que son corps puisse attendre l’exode quand ses ossements seraient retournés à Canaan, portés par les Israélites :

« Moïse emporta les ossements de Joseph, puisque celui-ci en avait solennellement adjuré les Israélites en leur disant: «Dieu ne manquera pas d'intervenir en votre faveur, alors vous emporterez mes ossements avec vous.» » (Exode 13:19).

La mort de Jacob occasionna un voyage à Canaan où les Israélites, une fois encore, virent la terre promise où ils (leurs descendants) retourneraient au moment de l’Exode. Les funérailles de Jacob rappelèrent à ses descendants de leur maison finale, et que l’Egypte n’était qu’un endroit de séjour temporaire.

Joseph, d’un autre coté, était un rappel continue qu’un jour l’Exode arriverait. Jour après jour en Egypte, ce cercueil parlait de l’avenir d’Israël et de la foi de Joseph. Et jour après jour épuisant, les Israélites se traineraient dans le désert portant le cercueil de Joseph. Les deux hommes, Jacob et Joseph, avaient décidé que leur mort et leurs funérailles seraient un témoignage et une exhortation de leur foi pour leurs descendants.

Conclusion

Et maintenant, nous arrivons à la fin d’une époque et à la fin d’un livre magnifique. Mais deux funérailles ne semblent pas être une fin très brillante pour un livre. L’origine de l’homme commença dans le jardin de perfection et de beauté au paradis. Elle finit dans deux cercueils, un à Canaan, l’autre en Egypte. Quelle conclusion lugubre ! Moïse ne réussirait jamais comme écrivain de nos jours.

Mais, attendez un peu ; c’est exactement le point. Le chapitre 50 de Genèse n’est pas la fin de l’histoire ; c’est seulement la fin du Livre de Genèse. Moïse a encore quatre Livres à écrire, et Dieu en a commandé 61 de plus avant que le chapitre final ne soit écrit. Et dans les derniers chapitres du Livre d’Apocalypse nous retournons une fois de plus au paradis.

« Puis je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'existait plus.

  Je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, descendre du ciel, d'auprès de Dieu, belle comme une mariée qui s'est parée pour son époux.

  Et j'entendis une forte voix, venant du trône, qui disait:
      Voici la Tente de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux; ils seront ses peuples et lui, Dieu avec eux, sera leur Dieu.

  Il essuiera toute larme de leurs yeux. La mort ne sera plus et il n'y aura plus ni deuil, ni plainte, ni souffrance. Car ce qui était autrefois a définitivement disparu. » (Apocalypse 21:1-4)

« Finalement, l'ange me montra le fleuve de la vie, limpide comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu et de l'Agneau.

    Au milieu de l'avenue de la ville, entre deux bras du fleuve, se trouve l'arbre de vie. Il produit douze récoltes, chaque mois il porte son fruit. Ses feuilles servent à guérir les nations.

    Il n'y aura plus aucune malédiction. Le trône de Dieu et de l'Agneau sera dans la ville. Ses serviteurs lui rendront un culte:

    ils verront sa face et porteront son nom sur leurs fronts.

    Il n'y aura plus jamais de nuit. On n'aura donc plus besoin ni de la lumière d'une lampe, ni de celle du soleil, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière. Et ils régneront éternellement. » (Apocalypse 22:1-5)

La mort, Moïse veut qu’on réalise, n’est pas la fin. C’était ce que Jacob avait bêtement cru pendant des années. C’était pourquoi il l’attendait avec tant d’impatience. Il voyait la mort comme la fin de ses misères terrestres. Ceux qui choisissent le chemin du suicide pour arrêter la souffrance pensent de même. Mais la tragédie d’une telle mort est que ce n’est pas la fin du tout. Ce n’est en fait que le début d’une éternité irréversible.

Il y a quelques années, on n’avait confié la tâche d’emmener un jeune homme à l’hôpital qui avait essayé, sans réussir, de prendre sa vie. En chemin, je lui ais demandé ce qu’il croyait arrivait après la mort. Il me dit qu’il croyait en la réincarnation. Je lui ai récité le verset qui dit,

« Et comme le sort de tout homme est de mourir une seule fois --- après quoi il est jugé par Dieu » (Hébreux 9:27)

Il a dû admettre que si ce verset était vrai, le suicide jetait sa victime dans un jugement irréversible. Il ne considéra plus la mort comme étant la fin de tout. Même si un homme devait perdre son fils, comme Dieu avait commandé Abraham de sacrifier son fils Isaac, Dieu pourrait le ressusciter. Il y avait vie après la mort :

« Par la foi, Abraham a offert Isaac en sacrifice lorsque Dieu l'a mis à l'épreuve. Oui, il était en train d'offrir son fils unique, lui qui eu la promesse,

   et à qui Dieu avait dit: C'est par Isaac que tu auras une descendance.

   Dieu, estimait-il, est assez puissant pour ressusciter un mort. Et son fils lui a été rendu: c'est une préfiguration. » (Hébreux 11:17-19)

Jacob était arrivé à voir que même si Dieu ne ressuscitait pas les morts (dans le sens qu’Abraham espérait qu’IL ressusciterait Isaac), il y avait quand même vie après la mort.

« puis il rendit son dernier soupir. Il mourut au terme d'une heureuse vieillesse, âgé et comblé, et rejoignit ses ancêtres. » (Genèse 25:8)

« puis Isaac rendit son dernier soupir et mourut. Il rejoignit ses ancêtres, âgé et comblé de jours. Ses fils Esaü et Jacob l'ensevelirent. » (Genèse 35:29)

« Lorsque Jacob eut achevé d'énoncer ses instructions à ses fils, il ramena ses pieds sur son lit, expira et fut réuni à ses ancêtres décédés. » (Genèse 49:33)

L’expression, « réuni à ses ancêtres » n’est pas un simple euphémisme pour « mort » ; c’était une expression ancienne de l’espoir de vie après la mort des patriarches. Ces hommes trouvaient peu de confort à avoir leurs ossements près de ceux d’autres membres de la famille déjà décédés. Ils regardaient leur mort comme l’occasion d’être réunis avec ceux que la mort avaient séparés des vivants.

Quand notre Seigneur citait la déclaration de Dieu le Père, « Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob » (Matthieu 22:32), IL le dit pour prouver qu’il y a vie après la mort. Car, autrement, IL aurait dit « J’étais le Dieu d’Abraham Isaac, et Jacob » !

Puis-je vous suggérer que la façon dont vous regardez la mort fait toute la différence du monde. Si c’est la fin de tout, il n’y a pas de raisons de chercher à aller au ciel ou d’éviter l’enfer. Le suicide est une option tentante quand la vie ne semble pas aller du bon coté. S’il n’y a pas de vie après la mort, le monde est correct quand il dit que nous devrions, « … manger, boire, et être gai, car demain nous mourons. »

Mais si nous regardons la mort comme le début plutôt que la fin, alors ce qui va arriver après la mort doit surement nous obliger à faire face à l’éternité honnêtement, avant de mourir. Et, une fois que nous serons justement joint à Dieu par la foi en SON Fils, nous n’avons plus aucune raison d’avoir peur de la mort. Nous n’avons pas besoin d’éviter d’en parler. Et, dans un sens, nous l’attendons avec impatience, car elle nous promet un temps quand nous serons intimement et éternellement avec Dieu et avec ceux dans la foi qui ont été séparés de nous par la mort.

« Jésus dit:
   ---Que votre cœur ne se trouble pas. Ayez foi en Dieu: ayez aussi foi en moi.

   Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures; si ce n'était pas vrai, je vous l'aurais dit: en effet je vais vous préparer une place.

   Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis. » (Jean 14:1-3)

« Nous sommes donc, en tout temps, pleins de courage, et nous savons que, tant que nous séjournons dans ce corps, nous demeurons loin du Seigneur ---

   car nous vivons guidés par la foi, non par la vue.

   Nous sommes pleins de courage, mais nous préférerions quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur.» (2 Corinthiens 5:6-8)

« Je suis tiraillé de deux côtés: j'ai le désir de quitter cette vie pour être avec le Christ, car c'est, de loin, le meilleur.» (Pilippiens 1:23)

« Nous ne voulons pas, frères, vous laisser dans l'ignorance au sujet de ceux qui sont décédés, afin que vous ne soyez pas tristes de la même manière que le reste des hommes, qui n'ont pas d'espérance.

  En effet, puisque nous croyons que Jésus est mort et ressuscité, nous croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts[d].

  Car voici ce que nous vous déclarons d'après une parole du Seigneur[e]: nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts.

  En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l'archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis au Christ ressusciteront les premiers.

  Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur.

  Encouragez-vous donc mutuellement par ces paroles. » (1 Thessaloniens 4:13-18)

Avez-vous remarqué combien candidement Jacob et Joseph ont parlé de leur mort ? Ce n’est pas comme ça avec les non croyants. Ils évitent le sujet avec passion. Toutes sortes d’euphémismes sont employées pour ne pas faire face aux réalités de la mort. Nous ne parlons pas des morts, mais de ceux qui sont « partis » ; ils ne sont pas enterrés, mais « inhumés ». Les gens ne meurent pas ; ils « s’en vont ». Nous n’enterrons pas les morts au cimetière, mais dans des « parcs commémoratifs ».

Jacob et Joseph, tous les deux, ont appelé les membres de leur famille près d’eux, où ils ont parlé sans hésitation de leur mort et ont donné des instructions très claires concernant leurs funérailles. Aujourd’hui nous faisons tout ce qui est possible pour cacher la vérité aux mourants. Quand le père d’un de mes meilleurs amis se mourait du cancer, il demandait constamment à son fils, « Me disent-ils tout ? »

Il y a quelques années, je reçus une requête d’aller visiter une dame à l’hôpital. Personne ne m’avait dit qu’elle était mourante. Je le sentais pourtant. Elle et moi n’évitions jamais le sujet de la mort, et il était évident pour moi qu’elle voulait en parler. Quand elle mourut, j’ai fait ses funérailles. Je n’oublierai jamais ma surprise quand j’entendis son mari disant à sa famille et à ses amis, « elle n’avait aucune idée qu’elle se mourait ». Je ne savais pas qu’elle ne savait pas. Son mari était conforté par le fait qu’il lui avait caché la vérité.

La tragédie avec cet effort de dénier la mort est que ces derniers jours ou dernières heures sont vecus dans la déception. Plutôt que de faire nos adieux et utiliser notre dernier souffle pour dire des paroles importantes, nous parlons de bagatelles, qui semblent sécurisantes et loin du sujet déplaisant de la mort. Et plutôt que de faire face à l’éternité qui est imminente, nous prenons bien soin de l’éviter.

Maintenant, je veux dire que Dieu peut guérir et le fait, et j’en suis bien reconnaissant. Mais il n’y a pas du tout de promesses de guérison ou de délivrance de souffrances. Je suis tenté de croire que de tels cas sont clairement les exceptions plutôt que la règle.

Mais il y a ceux qui entreraient dans une chambre d’hôpital et assureraient le mourant que, s’il a foi, une forte foi, en Dieu, IL l’élèvera et le rétablira, libre de souffrances, maladies, et de la mort. Souvent, les malades s’accrochent à tous espoirs de délivrance, pas à cause de leur foi, mais à cause de la peur. Souvent, il y a un prononcèrent hardi de foi et l’assurance de guérison. Il pourrait y avoir une période de rémission. Mais souvent, la maladie continue à consommer la vie du malade. Maintenant, à l’approche d’une mort presque certaine, il ne peut y avoir qu’une conclusion. Si quelqu’un peut être guéri quand il ou elle a suffisamment de foi et ils ne sont pas guéris, cette personne ne doit pas avoir assez de foi.

Plutôt que de faire face à la mort avec honnêteté et acceptation, le malade ne peut que questionner sa foi. Et si sa foi est inadéquate pour guérir, peut-elle être suffisante pour sauver ? Les derniers jours se passent dans le doute et le désespoir. Pas de témoignage, pas de joie, pas de vénération – seulement le désespoir.

Examinons la mort comme Jacob et Joseph. Regardons-la comme le début pas la fin. Attendons impatiemment, par la foi, d’être réunis avec ceux que nous aimons (1 Thessaloniciens 4:13-18) et demeurons avec notre Sauveur (Jean 14:1-3), pour toujours en SA présence et profitons de toutes les choses qu’IL a préparées pour nous.

Enfin, les frères de Joseph, comme Jacob (jusqu'à la fin de ses jours), croyaient que la mort était la fin. Ils croyaient que Dieu ne prendrait soin d’eux que pendant que Jacob vivrait. Ils apprirent que l’amour de Dieu pour eux était assuré même quand ni Jacob ni Joseph ne seraient là. Le programme de Dieu ne dépendra jamais de la présence d’un homme, d’une église ou d’une organisation. Le programme de Dieu est aussi certain qu’IL est souverain, aussi persistant qu’IL est éternel.

Est-il possible que vous soyez inconfortable avec le sujet de cette Ecriture ? Est-ce que la mort est un sujet que vous préfèreriez ne pas aborder ? Je ressentais la même chose avant de LE connaître, CELUI Qui est non seulement le Chemin et la Vérité, mais la Vie (Jean 14:6). Je me rappelle, quand j’étais enfant, passant par un cimetière en allant chez mes grands-parents. J’essayais toujours de concentrer mon attention sur quelque chose de l’autre coté de la route, espérant ne pas être rappelé de la mort. La peur de la mort est une évidence de notre incertitude de ce qui se trouve de l’autre coté de la tombe. La peur peut être reniée, supprimée ou camouflée. Mais elle ne peut pas être évitée indéfiniment. La peur de la mort ne peut être surmontée que par la foi d’hommes comme Abraham, Isaac, et Jacob, qui avaient confiance en CELUI Qui éventuellement la surmonterait.

« ---Je suis la résurrection et la vie, lui dit Jésus. Celui qui place toute sa *confiance en moi vivra, même s'il meurt.

   Et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela? » (Jean 11:25-26)

« Il faut, en effet, qu'il règne jusqu'à ce que Dieu ait mis tous ses ennemis sous ses pieds[b].

   Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c'est la mort. » (1 Corinthiens 15:25-26)

« O mort, qu'est devenue ta victoire?
      O mort, où est ton dard[j]?

   Le dard de la mort, c'est le péché, et le péché tire sa force de la *Loi.

   Mais loué soit Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ.

   C'est pourquoi, mes chers frères, soyez fermes, ne vous laissez pas ébranler, travaillez sans relâche pour le Seigneur, sachant que la peine que vous vous donnez au service du Seigneur n'est jamais inutile. » (1 Corinthiens 15:55-58)

« Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l'étang de feu. Cet étang de feu, c'est la seconde mort.

   On y jeta aussi tous ceux dont le nom n'était pas inscrit dans le livre de vie.» (Apocalypse 20:14-15)


113 Joe Bayly, The Last Thing We Talk About (Elgin, Illinois: David C. Cook Publishing Co., 1973), pp. 29-30. This book, formerly titled, The View From A Hearse, is one of the finest books on death and dying on a non-technical level.

114 “Since embalmers and physicians were members of distinct professions, Joseph’s use of the latter has seemed anomalous to some writers. J. Vergote, however, points out that physicians were more than competent to perform the task, and that Joseph might well have wished to avoid the magico-religious rites of the professional embalmers.” Derek Kidner, Genesis An Introduction and Commentary (Chicago: Inter-Varsity Press, 1967).

115 George Bush, Notes on Genesis (Minneapolis: James Family Christian Publishers, 1979 (Reprint), II, p. 419.

116 “The mourning period for Jacob, as Von Rad observes, was, significantly, very little short of the seventy-two days observed for a Pharaoh.” Kidner, Genesis, p. 223.

117 “This site is unknown, but its position implies a detour round the Dead Sea to approach Hebron from the north-east instead of the south-west. Presumably there was political unrest at some point, which the cavalcade’s arrival would have been in danger of aggravating. At the Exodus the direct route would again be impracticable (Ex. 13:17). Ibid.

118 “This last paragraph of Genesis refers to events fifty-four years after the preceding verse.” W, H. Griffith Thomas, Genesis: A Devotional Commentary (Grand Rapids: Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1946), p. 486.

119 The similarity between Jacob and Joseph is that both gave specific instructions concerning their burial arrangements. There is an interesting difference too. Jacob commanded his sons concerning his death (49:29,33), but Joseph charged his brothers (50:24). Thus we see that Joseph was outlived by his older brothers. God wanted to teach these men that He would care for them without Jacob or Joseph.

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